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April 20, 2024
SANTE

Débat sur le traitement à propos du Coronavirus / TALON : « La Chloroquine fait partie de notre stratégie de prise en charge ».

  • avril 27, 2020
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Débat sur le traitement à propos du Coronavirus / TALON : « La Chloroquine fait partie de notre stratégie de prise en charge ».

Le Président du Bénin, Patrice Talon, qui suivait une émission spéciale interactive, le dimanche 26 avril, sur la télévision nationale ORTB, à propos de la pandémie  du Coronavirus n’a pas hésité à intervenir en direct pour apporter plus de lumière à une téléspectatrice. Qui voulait savoir si la Chloroquine aidait à prévenir le Coronavirus. En substance, voilà ce qu’a répondu le Président Talon, en additif de ce que son ministre de la santé avait déjà développé.

«  Je suis comme tout le monde avec beaucoup d’intérêt. Ceux qui sont sur le plateau sont qualifiés pour le faire comme il faut. J’ai noté tout à l’heure une dame qui a demandé si la Chloroquine peut être utilisée pour prévenir le Coronavirus. La réponse du Ministre, je ne sais si elle a donné satisfaction à la dame, mais j’ai noté que le Ministre a utilisé des thèmes un peu trop techniques.

Il a parlé de la Chimioprophylaxie et je ne sais pas si ce n’est pas un peu exotérique pour la dame. Ce que je voudrais dire pour compléter les propos du Ministre est que la Chloroquine fait partie de notre stratégie de prise en charge. Nous avons décidé d’aller un peu plus loin dans le traitement des personnes malades en prenant en charge les personnes qui sont exposées c’est à dire les soignants, les personnes qui ont été en contact direct avec les malades et qui sont donc des potentiels malades.

En parlant de Chimioprophylaxie, c’est pour dire que les personnes qui ont été en contact avec des malades ou les personnes qui sont exposées, qui sont donc des potentielles personnes contaminées ou des personnes qui pourraient être contaminées, nous faisons un traitement par anticipation. C’est cela, ce que veut dire la Chimioprophylaxie. C’est quand même un peu différent de la prévention.

C’est le chemin entre la prévention et le traitement précoce parce qu’on estime que ces personnes sont potentiellement contaminées… Vous savez qu’à l’époque, on faisait de la prévention du palu en prenant de la Chloroquine. Mais cette méthode a été abandonnée depuis. Aujourd’hui pour prévenir le palu, c’est se protéger contre les piqûres de moustiques, ce n’est pas de prendre les médicaments contre le palu.

Dans le cadre du Coronavirus, si chacun a pris les précautions qu’il faut pour ne pas être contaminé, il n’est pas indiqué qu’on prenne de la Chloroquine, même si nous avons l’assurance que la Chloroquine nous aide à traiter le Coronavirus. Parce qu’après tout un médicament, c’est du poison…

Donc il n’y a pas de raison que celui qui ne craint rien, qui respecte les mesures se mette à prendre de la Chloroquine. Mais les personnes qui sont véritablement, potentiellement à risque, nous avons décidé de démarrer un traitement qui n’est pas de la prévention mais un traitement curatif parce qu’on s’imagine que ces personnes seraient potentiellement contaminées. 

J’espère bien que la dame a compris parce que nous travaillons en toute transparence et je ne veux pas que nos concitoyens aient l’impression que nous ne sommes pas transparents dans notre stratégie de prise en charge… »

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Hommes d'Afrique Magazine

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