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July 24, 2024
POLITIQUE

Union africaine : 44ème session ordinaire du conseil exécutif, les grandes lignes du discours du président en exercice.

  • février 16, 2024
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Union africaine : 44ème session ordinaire du conseil exécutif, les grandes lignes du discours du président en exercice.

La situation au Sahel et au Sénégal au cœur du discours d’ouverture de DHOIHIR DHOULKAMAL, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Chargé de la Diaspora et de la Francophonie, et Président en exercice du Conseil Exécutif de l’Union Africaine, en prélude du 37ème sommet des Chefs d’Etat et du gouvernement de cette institution du continent noir.

A l’ouverture de la 44ème session ordinaire du conseil exécutif de l’union Africaine, en prélude au 37ème sommet des Chefs d’Etat et du gouvernement de cette grande institution africaine prévu pour se tenir du 14 au 18 Février 2024 à Addis-Abeba, DHOIHIR Dhoulkamal, le ministre des Affaires Etrangères et de la coopération internationale, chargé de la diaspora et de la Francophonie, et président en exercice du Conseil Exécutif de l’Union Africaine a, dans son discours de lancement des travaux de cette rencontre fait le bilan de la situation qui prévaut sur le continent noir depuis quelques années. «Alors que le terrorisme et l’extrémisme violent continuent de menacer la survie même de certains de nos Etats, une épidémie de changements anticonstitutionnels a secoué le Continent ces deux dernières années, mettant à rude épreuve les progrès en matière de démocratie observés jusqu’ici en Afrique.», a déclaré  Dhoihir Dhoulkamal au début de son discours.

Après voir déploré les dégâts de la pandémie du cora virus sur le contient, et la situation conflictuelle au Sénégal et au Sahel dues à des coups d’état institutionnel et militaire en Afrique de l’Ouest, Doihir Dhoulkamal a également évoqué les conflits armés dans région centrale et du nord de l’Afrique. « La multiplication des foyers de tension, avec le retour des vieux démons de la guerre au Soudan, la persistance de l’insécurité à l’Est du Congo et la guerre civile en Libye, sont autant de défis qui ralentissent considérablement notre élan collectif vers le Développement.»  dira le président en exercice du conseil exécutif de l’Union Africaine.

C’est avec le regret que Doihir Dhoulkamal, président en exercice du Conseil de l’Union Africaine relit le tableau de la fragilisation du processus d’intégration en Afrique et surtout dans l’Afrique de l’Ouest, avec à la clé le retrait du Mali, du Burkina- Faso et du Niger de la CEDEAO, l’une des plus vieilles organisations de la sous-région ouest africaine. « Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’une de nos Communautés Economiques Régionales les plus dynamiques, en l’occurrence la CEDEAO, est aujourd’hui confrontée au retrait de trois de ses Etats membres, fragilisant ainsi le processus d’intégration économique de notre Continent».

Malgré ces défis sécuritaires, politiques, du changement climatique  et celui lié à la guerre en Ukraine, Doihir Dhoulkamal a quand même une lueur d’espoir sur l’avenir radieux de l’Afrique. «Nous pouvons, cependant, être fiers des progrès substantiels réalisés en 2023 ». a déclaré Doihir Dhoulkamal avant de rajouter ce qui suit :  

«La voix de l’Afrique a, en effet, résonné dans les principales enceintes internationales pour défendre les intérêts supérieurs du Continent. A la COP 28, aux Emirats Arabes Unies, nous avons demandé une transition énergétique plus équitable et le financement des mesures contre le changement climatique, y compris le financement pour l’adaptation. Les pays occidentaux, principaux pollueurs de la planète, se doivent ainsi d’augmenter au profit de l’Afrique les financements de l’action climatique et de la croissance verte ».

Pour finir, Doihir Dhoulkamal, le président en exercice du conseil  exécutif de l’Union Africaine, a rappelé les spécificités du traitement dont bénéficient les États côtiers et insulaires en particulier pour leur extrême vulnérabilité face aux changements climatiques comme l’a recommandé la déclaration de Moroni qui a sanctionné la Conférence ministérielle sur l’économie bleue et le changement climatique tenue en juin 2023 aux Comores, est, à cet égard, une référence incontournable.

Ferdinand GADE

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