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February 28, 2024
POLITIQUE

Coups d’état en Afrique : les critiques amères de Georges Weah contre la CEDEAO

  • août 6, 2023
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Coups d’état en Afrique : les critiques amères de Georges Weah contre la CEDEAO

Dans une récente déclaration fracassante, Georges Weah a critiqué vertement la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au sujet de sa gestion des crises politiques sur le continent. Pour le président libérien, il y a manifestement une approche à deux vitesses à l’égard des coups d’État.

Georges Weah n’est pas allé du dos de la cuillère pour exprimer son mécontentement. En prenant clairement position sur la question qui défraie la chronique depuis quelque temps en Afrique de l’Ouest notamment, l’ancienne star du football, aujourd’hui président du Liberia, a dénoncé une politique de “deux poids deux mesures”.

« Tant que la CEDEAO tolérera les coups d’État institutionnels qui permettent les présidences à vie, il y aura des coups d’État militaires », a déclaré le président Weah, relevant ainsi une corrélation directe entre l’attitude laxiste de la CEDEAO face aux détournements des institutions politiques et l’émergence de rébellions militaires. En clair, pour Weah, ces deux phénomènes sont indissociables.

Pour étayer sa critique, Weah avance que c’est la tolérance de la CEDEAO à l’égard des manœuvres politiques discutables, comme l’extension des mandats présidentiels, qui facilite indirectement les coups d’État militaires. « On ne peut pas condamner des coups d’État militaires lorsqu’on ne condamne pas ceux qui font des coups d’État institutionnels », a-t-il ajouté. En tant qu’institution régionale ayant une forte responsabilité, la CEDEAO, pour la stabilisation et le développement de la région, doit avant tout, commencer par s’attaquer à la cause fondamentale des coups d’état militaires : l’usurpation institutionnelle.

Georges Weah suggère à l’organisation régionale, un nouveau modèle qui tient véritablement compte des intérêts des populations qui forment cette communauté, en priorisant le développement durable, et en rejetant les abus de pouvoir. Il s’agit là d’un nouveau modèle de gouvernance qui, s’il est pris en compte pourrait voir s’ouvrir sur le continent des lendemains meilleurs.

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Ferdinand Gade