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April 14, 2024
JUSTICE

Etats-Unis : Une fois de plus, la barbarie policière a fait une victime à Minneapolis

  • mai 28, 2020
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Etats-Unis : Une fois de plus, la barbarie policière a fait une victime à Minneapolis

“La vie des noirs compte.” Voilà l’un des messages qu’on pouvait lire sur les pancartes lors des nombreuses manifestations qui ont eu lieu ces dernières heures dans plusieurs villes aux Etats-Unis et plus particulièrement à Minneapolis ou un autre noir a été assassiné en pleine rue par des policiers blancs. Son appel à l’aide résonne encore : ” I can’t breathe” (“J’étouffe-Je n’arrive pas à respirer” ). Sur la toile les commentaires n’en finissent plus.

“Je serai toujours bouleversé par la haine raciale et je reprendrai la lutte contre les injustices jusqu’à ce qu’elles soient définitivement abolies.” Nelson Mandela – 1918-2013 – L’apartheid, 1965. Les discussions autour du caractère mesuré ou démesuré d’actes policiers reviennent très récurrents. Leurs mobiles que rien ne justifie sont nombreux et variés. 

Le racisme, la xénophobie, les abus de pouvoir, les violences de tous ordres que se soient à l’endroit des étrangers ou sur la base de la couleur de peau, invitent à se questionner : “à quand la fin de tout ceci? Tout est question d’humanité et seulement d’humanité. Cependant, ce n’est pas seulement un problème propre aux États-Unis où cela s’est produit. 

La brutalité policière prend de l’ampleur dans nos pays y compris en Afrique. Elles peuvent se multiplier avec ces pouvoirs sans limites accordées aux hommes en uniformes. Les crimes commis par les forces “de l’ordre” se banalisent. Et tel que le remarque Zane Dangor, un activiste sud-africain des questions sociales sur son compte Facebook: “la brutalité policière augmente dans de nombreux pays avec des cultures policières militarisées.” 

Si nous portons un regard sur la manière avec laquelle nos sociétés se construisent aujourd’hui, un constat est clair: il est plus que temps d’établir des normes de la dignité pour tous. Toujours comme le relève Zane Dangor, “il y a trop de gens qui sont à l’aise avec la violence institutionnelle comme moyen de lutte contre la criminalité.” Et pourtant ce n’est en rien la solution face aux maux sociaux. Il en existera autant, la police sera toujours une institution nécessaire. Toutefois, l’urgence des solutions politiques devient présente dans la mesure ou une grande partie des conflits au sein de la société ont des sources bien connues.

La pauvreté et les inégalités structurelles, les idéologies de supériorité et les courants qui vont avec, notamment le patriarcat, le racisme et la xénophobie sont des racines de tous ces maux. Les sanctions, les exclusions du corps de la police ne résolvent le problème qu’en surface. Et d’une manière diffuse, cette violence est entretenue et dirigée par l’État.

Il est de plus en plus fréquent d’écouter des discours qui mettent en avant, “la force à la loi” ou “la loi de la force”. Des formulations qui facilitent l’intégration de cette culture dans la société. Si les États-Unis, sont au plus haut du classement en matière de violences et de crimes policiers, ils sont suivis par le Brésil et l’Afrique du Sud.

Plusieurs de ces pays ont les niveaux d’inégalités sociales les plus élevés. Tant que l’écart entre les riches et les pauvres continuera d’être grands et entretenu par des systèmes économiques capitalistes a outrance, les interactions sociales continueront d’être disproportionnées, occasionnant une montée de la haine, de la compétition déloyale, des violences etc.

Dans ces pays, les taux de personnes en prison est les plus élevés par rapport à la taille de la population. Sur le continent, autant la culture obéit à la loi du “copier et coller” occidental, autant ces dérapages deviennent fréquents. L’actualité remonte de plus en plus, des agressions, des meurtres, des violences intercommunautaires, interraciales, voire sur la base du sexe et du statut social.

Et pourtant, il a utilisé ses dernières énergies pour crier “je ne respire plus”. Le policier blanc malgré les téléphones qui filmaient la scène ne s’est pas gêné à retirer son pied du cou de cet homme noir menotté et plaqué sur le ventre à même la chaussée. La population assistait impuissante. La loi cadre l’expression de leur droit à la justice. Cette population n’avait que ces faibles mots pour inviter les représentants de la loi à agir différemment.

Des instants plus tard, le décès de l’homme noir était annoncé des suites de strangulation. Il est plus que temps d’agir. Un mort de plus, c’est malheureusement, un mort de trop. Fut-il, blanc, rouge ou noir. Les experts en question de populations suggèrent d’éviter de tomber dans le clapet populiste, qui affirme que nous avons “trop” de droits. Une culture des droits de l’homme devient une nécessité sociale.

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Hommes d'Afrique Magazine

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