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May 20, 2024
JUSTICE

Création d’un ministère en charge de la question dans les États de la CEEAC

  • avril 15, 2014
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Création d’un ministère en charge de la question dans les États de la CEEAC

[quote]Les participants à la 3ème édition du Forum international sur les Peuples autochtones d’Afrique Centrale ont recommandé la création d’un ministère des peuples autochtones au terme de ces assises.[/quote]

Cette recommandation destinée à tous les pays membres de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC) a été faite à la clôture du forum. Le suivi des objectifs du FIPAC et de l’exécution des politiques de sauvegarde des peuples autochtones au sein des institutions de la Communauté, voilà qui justifie la recommandation des peuples autochtones d’Afrique centrale. D’autant plus que le défi de l’intégration des populations autochtones dans la communauté nationale est encore loin d’être surmonté par les pays d’Afrique centrale. Certains États hésiteraient à aller plus loin que le recommandent les instruments juridiques internationaux destinés à assurer la protection des droits de ces communautés. En attendant que les positions évoluent au sein de l’État, et que les réticences s’estompent, les peuples autochtones ayant pris part aux assises d’Impfondo, du4 au 7 mars 2014, ont envisagé des pistes d’actions susceptibles d’améliorer, peut-être de manière considérable, leur situation et de mettre les États de la CEEAC en conformité avec leurs engagements conventionnels actuels, et avec les droits nationaux: la création d’un ministère qui traitera essentiellement de leur situation dans tous les pays membres de la CEEAC.

C’est pourquoi, dans l’esprit de la recommandation des peuples autochtones, un département ministériel aura des missions qui seront à la hauteur des ambitions des politiques et des attentes de la Communauté sur la question autochtone. Selon les concernés, il est visé, à travers ce ministère, le règlement du préjudice subi au quotidien par les communautés autochtones. En clair, il s’agira de corriger des politiques et projets qui seraient conçus sans tenir compte des spécificités culturelles de ces peuples marginalisés dans les domaines de la santé, l’éducation, la gestion des ressources naturelles et de la vie politique nationale. La recommandation des peuples autochtones a défini les missions du ministère réclamé. L’une d’elles serait de s’assurer que les droits fonciers des autochtones et leurs modes de vie sont protégés et respectés, dans le cadre d’une réforme du droit qui ne bouleversera pas de manière fondamentale le droit foncier national.

Christian Wilfrid

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Hommes d'Afrique Magazine

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