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June 1, 2023
COOPERATION

« La croissance économique doit être le secteur prioritaire en 2014 »

  • avril 15, 2014
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« La croissance économique doit être le secteur prioritaire en 2014 »

GARY QUINCE, CHEF DE DELEGATION DE L’UNION EUROPEENNE AUPRES DE L’UNION AFRICAINE

[box type=’error’]Quelles sont les réalisations concrètes du partenariat Union Européenne-Union Africaine de la décennie écoulée qui peuvent être mises en exergue ?[/box]

Je voudrais indiquer qu’il y a huit partenariats entre nos deux unions repartis en différents thèmes. La première est relative à la paix et à la sécurité et je dois avouer que c’est malheureusement, le partenariat le plus actif. Parce que nous avons dû faire face avec nos partenaires africains à plusieurs crises ces dernières années. Aujourd’hui, nous sommes confrontés aux crises en Somalie, en Centrafrique et au Soudan du sud. Nous travaillons étroitement avec l’Union Africaine pour créer la structure architecturale de la paix et de la sécurité en Afrique et pour soutenir les opérations de maintien de la paix. Je cite aussi tout ce que nous faisons dans le domaine économique. Nous avons financé un projet de plus de 7 milliards d’Euros dans la construction d’infrastructures régionales pour améliorer l’inter- connectivité entre les pays africains en termes d’énergie, en termes de transport, de télécommunication et de gestion de l’eau. Tous ces éléments sont primordiaux pour l’intégration régionale et continentale. Nous sommes actifs aussi dans les domaines de l’éducation, de la science, de la technologie, des changements climatiques. Nous sommes actifs dans tous les domaines relevant de notre développement commun. Parce que j’insiste sur le fait que ce partenariat est basé sur des intérêts mutuels. Si je prends le secteur du commerce, je peux vous affirmer que nous sommes le premier partenaire commercial de l’Afrique aujourd’hui, en termes de développement et d’investissements aussi.

[box type=’error’]Peut-on réellement parler d’un par- tenariat au regard du déséquilibre patent de puissance et de richesses entre ces deux institutions ?[/box]

Ma réponse est oui car c’est un partenariat avec des structures de discussion paritaire. Nous discutons de tous les points. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur certains points mais nous discutons. Nous devons renforcer ce dialogue et je pense que c’est un des points à discuter lors de notre sommet d’avril 2014 à Bruxelles. Mais je voudrais insister sur le fait que nous partenaires africains jouent pleinement leurs rôles dans cette union.

[box type=’error’]L’un de vos points de discorde porte à n’en point douter sur le rôle de la Cour Pénale Internationale. Comment allez-vous juguler cette divergence de point de vue avec l’Union Africaine ?[/box]

Je voudrais d’abord préciser sur ce chapitre qu’il ne s’agit pas d’une question spécifique qui se discute entre l’Union Européenne et l’Union Africaine. C’est une question internationale. Tous les pays européens ont signé et ratifié le traité instituant la Cour Pénale Internationale. En Afrique ce sont 34 pays et je pense qu’il s’agit là de l’espace le plus large qui a adhéré au principe de cette juridiction internationale. Ces derniers mois, il y a eu des discussions au Conseil de sécurité et à la Haye pendant l’Assemblée des États partis et nous avons trouvé certains accords pour modifier les règles de procédures du Traité de Rome.

[box type=’error’]Selon vous en 2014, quels secteurs devraient être prioritaires dans le partenariat UE-UA ?[/box]

Pour les deux partenaires, je pense que le secteur le plus important en ce moment doit être la croissance économique, sou- tenable et inclusive. Soutenable, en termes d’environnement. Inclusive, en termes de création d’emplois. L’Afrique et l’Europe sont confrontées aux mêmes problématiques, notamment sur l’emploi des jeunes. La population africaine va doubler d’ici 2050 et il faut créer des emplois pour cette population jeune. L’Europe est confrontée à un taux de chômage d’une moyenne de 20% et qui touche particulièrement les jeunes. Donc nous devons travailler ensemble pour favoriser la croissance, les échanges commerciaux, favoriser l’investissement. Qu’avez-vous retenu de toutes les interventions ? C’étaient des échanges riches et francs. Souvent vifs sur certaines questions mais tout cela fait partie de notre partenariat. Nous avons un dialogue ouvert et franc.

Propos recueillis par Samirat Ntiaze

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Hommes d'Afrique Magazine

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